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Epilogue de l'épilogue: Final Clash

le Mar 28 Mar - 18:01
L’heure était venue. Le soleil s’élevait péniblement au-dessus des montagnes qui parsemaient l’horizon. Il n’aurait pas l’avantage de la nuit, mais moi non plus. Quoique la forêt était si haute et dense que les rayons qui transperçaient cette canopée se sentaient bien seuls.
Les deux hommes ... Enfin ... Les deux êtres se faisaient face dans une petite clairière qui allait être la scène de leur violente confrontation.
Nous nous tenions à bonne distance l’un de l’autre, il serrer fortement son grimoire et son épée qui était toujours dans son fourreau.


Pour ma part, je n’avais pas encore fait apparaître la mienne, j’espère que cela réussira à le surprendre, pour l’instant la force brute devrait suffire. 
Nous nous sommes mis d’accord sur les modalités de combat : tous les coups sont permis et le combat s’achève dès que l’un d’entre nous n’est plus capable de se battre, celui-ci commencera lorsque la première feuille du plus haut des arbres qui étaient de notre voisinage atteindrai le sol. 


A peine ce fut décidé, une feuille tomba doucement, laissant se dérouler le terrible compte à rebours. Heureusement, je savais quel serait mon premier mouvement. 
La feuille toucha le sol.
Je plongeais sur la droite pour éviter la nuée de boules de feu. Il ne perd pas de temps, si je ralentis, je me fais carboniser, je zigzague comme un fou pour éviter ses tirs. Je me retrouve finalement à foncer sur lui toutes griffes dehors. Il change la page de son grimoire sans le toucher et fait apparaître en une seconde un mur de terre ... Tant pis, je le défonce, je traverse la terre, mais je ne je ne parviens pas à l’atteindre, il a des protections magiques sur lui ... Il va falloir que je m’en occupe.
Je me mets à l’abri, les arbres vont m’être utiles, ils encaissent plusieurs coups. J’en profite pour lui lancer une pique. 


"Les boules de feu, c’est efficace mais ça ne détruit que la cible qu’il touche."
"Oh, si ce n’est que cela."


La puissance des tirs s’intensifia, les arbres ne servent plus à rien, mais je continue sur ma lancée.


"Autre avantage, ils fournissent beaucoup de lumière en face du lanceur, ne laissant que de l’ombre derrière." Je lui fis face. "As-tu déjà été poignardé par ta propre ombre ?"

William l'observa immédiatement, me laissant une ouverture parfaite. Je le frappai violemment. Je sentis que ses défenses amortissaient mes coups, mais elles finiraient par céder. Il fallait tenir.
Je m’autorisai une réflexion piquante.


"Le plus grand défaut mais aussi la plus grande qualité des mages, c'est qu’ils savent que la connaissance de la magie et vaste et qu’il est impossible d’en connaître la totalité, et donc, face à l’inconnu, on est prêt à croire n’importe quoi hein ?"
Je l’avais envoyé bouler dans les conifères, mais il s’était relevé calmement et les arbres semblaient se dégager sur son chemin.


"On en apprend tous les jours mais je retiens toujours mes leçons comme mes élèves retiennent les leurs." Du même geste, il dégaina son épée et feuilleta son bouquin. Il le referma, puis enfonça son épée dans le sol.
Je n’ai aucune idée de ce qu’il prépare, le mieux c’est de continuer de lui asséner des coups jusqu’à lui briser ses défenses. Je chargeai, il ne bougea pas mais ne resta cependant pas immobile. Le temps que je l’atteigne, il grava avec son épée 3 runes sur le sol en une vitesse fulgurante, puis l‘extirpa pour bloquer mes deux mains qui allaient le fracasser, il recula sous l’impact mais pas assez pour que je puisse brouiller ses runes. Il me fixa lourdement puis me répliqua.

"L’avantage d’avoir directement accès aux éléments, c’est qu’ils sont bien plus malléables que lorsque que je les crées."
La lumière dans mon dos s’estompait et je pouvais voir le feu se transférer des arbres à l’épée qui me brûla les mains. Je suppose que c'était leurs feu "intérieur". Et alors que je voulais profiter du corps à corps, un violent jet d’eau s’échappa de la fente qu’avait laissé l’épée, me mettant à terre, m’obligeant à assister, les quatre fers en l’air, à la danse subtile de l’eau et du feu autour de cette lame d’acier qui brillait d’une lueur aveuglante.


"Pour vous, la magie est peut-être un monde impénétrable, mais pour moi," Il ferma son grimoire et le fit disparaître alors que son épée restait tendue vers moi tandis que je me redressais" c’est un livre ouvert."
Un souffle de vapeur brûlante et surpuissante me fit décoller du sol et m’envoya m’écraser dans les hautes cimes des feuillus de la forêt.
D’accord, l’échauffement est terminé.

"Au fait, je vous déconseille de me sous-estimer, vous risqueriez" Il était à la base de mon arbre et je le vie bouger prestement son épée" de tomber de haut !"
Je venais de comprendre.
"Oh l’enculé !"


Mon arbre commencé déjà à pencher, mais le pire, c’est qu’il n’était pas le seul. 3 autres arbres faisaient de même. Je bondis tel un singe évitant chaque branches, chaque troncs mais je finis coincé, et décide de sauté le plus loin du lieu de chute pour me retrouver à plusieurs mètre au-dessus du professeur qui s’éloigne tranquillement de son lieu de carnage arboricole.
Je plonge sur lui mais il avait tout prévu et en un instant se retourna, leva son bras et m’invita à rejoindre sa boule de feu.
Bon il est temps de vérifier ma résistance magique.


Mes deux immenses mains se refermèrent sur la sphère incandescente, l’empêchant d’exploser et, dans un effort désespérer mais qui fonctionna, je la renvoyai à son créateur. L'arroseur arrosé. Enfin plutôt le pyromane brulé ?
Nous mangeâmes la poussière en même temps mais je n’étais pas prêt de recommencer. La prochaine fois se sont mes mains qui y passent (ça repousse mais quand même).


Je profitai de l’effet de surprise et le chargea, mais il se tenait déjà debout le bras tendu, la pointe de son épée vers le sol et tout en raclant la terre, il déplia son bras. Je ne compris qu’une seconde trop tard que c’était dans le but de me fracasser le dos avec un des troncs coupés qu’il avait préalablement marqués.


Il a toujours des coups d’avances. Je n'aimerais pas me retrouver contre lui dans un partie d'échecs. J’encaisse cependant le coup, même s’il m’a traîné sur une dizaine de mètres, scarifie de mes griffes la marque et balance le tronc sur ce cher professeur qui l’évite avec dédain, mais je reste dans le sillage du tronc et retourne au corps à corps avec lui.
Je lui chope le poignet l’empêchant ainsi d’utiliser son arme et tient fermement son épaule gauche. Statu quo ou presque.


"Je croyais qu'on était la pour se battre, et non pour danser !" On pouvait clairement entendre l'ironie dans le timbre de sa voix.
"Vous êtes-vous seulement demandé pourquoi je n’avais pas apporté mon épée ?"
"Il semblerait que la force pure vous convienne mieux que quand vous tenez gauchement votre épée."
Sa pique fait mouche, je lui ai toujours envié son incroyable habileté en escrime.
"C’est juste que je n’ai même pas encore dégainé." lui rétorquais-je.

A ces mots mon épée s’extirpa de mon torse, menaçant dangereusement celui du professeur William. Il parvient in extremis à se dégager, déboitant son épaule dans le mouvement et ses protections ont encaisser une grosse partie du choc mais elles était sur le point d'imploser.
"J’y suis presque" songèrent.


J’ai malgré tout eu le plaisir de voir le Professeur se tenir raide comme un piquet, pointant son épée vers moi avec son épaule gauche en miettes.
Le duel reprit à coup d’épées. Les attaques magiques avait bien réduit mon endurance, et la boule de feu que j’avais renvoyer avait salement amoché mes poignets m’empêchant d’avoir un maintien sûr de mon arme.


Comme à son habitude, il enchaînait les coups avec flegme, me lacérant à chaque ouverture que je lui laissais. Il eut même l’audace de me repousser suffisamment pour pouvoir se remettre son épaule en place. Son visage se crispa de douleurs quelques instants, puis repris sa forme habituelle.


Ah, l'odeur de la souffrance, quel plaisir. J’essayais de tenir, mais il avait clairement l'avantage, il lança même un sort faisant apparaître des pics juste derrière moi !
S’il continue à être maître de la situation, je vais y passer ...
Tant pis ... Mesure désespérée numéro 1 !


Il amorça une nouvelle attaque. Je plante mon épée dans le sol et bloque son épée de mes deux mains, le repousse et alors que je me laisse tombé en arrière, j’arrache mes lunettes et fixe le professeur droit dans les yeux, ce n’est pas un vampire millénaire cela devrait mieux passer. Enfin, je crois.


Je me retrouve cependant plonger dans ses souvenirs et fait de mon mieux pour en extirper le pire.
Mais chez les vampires, cela ne marche pas comme les humains. Et si ce n’est que de la peur, ce souvenir reste particulièrement désagréable. Les pics me transpercent m’arrachant à ma transe involontaire, c’était risqué mais ça a marché !
J’arrive à esquiver de justesse une violente attaque du professeur, apparemment c’était un très mauvais souvenir.


Je récupère mon épée, remet mes lunettes et retourne au combat.
Ses gestes sont devenus bien plus lourds et prévisible.
Je lui enchaîne quelques coups jusqu’à parvenir à le désarmé et à projeter au loin son épée pour lui envoyer un puissant coup de mes deux poings qui l’envoya bouffer la racine des arbres ...
Un prêté pour un rendu.


Une puissante aura meurtrière implosa, les arbres se flétrirent autour de la chose qui était en face de moi. Je ne pouvais même plus le qualifier de Professeur. La terre à ses pieds semblait bien plus noire. Il s’avança d’un calme froid et impénétrable, puis s’arrêta. Il tendit le bras faisant venir à lui son épée qu’il attrapa par la lame et commença à serrer tellement fort que des gouttes de sangs en coulèrent et tombèrent sur le sol.


Houla, j’ai peut-être atteint le point de rupture. Bon, je ne voulais pas arriver jusque-là mais je n'ai plus le choix.
Solution désespérée numéro 2.


J’inspirai profondément. Puis de tous l'air contenu dans mes poumons et de mes pouvoirs, j’hurla vers le ciel, mon cri monta haut laissant apparaître à son pic le plus haut une explosion sonore dont la clairière semblait être épargné.
Je tombe, un genou à terre, cette technique est bien trop épuisante et je peine à maintenir ma forme.


"Futile." Lâcha le monstre devant moi. Ses yeux était devenu laiteux. Son sang sur le sol se mouvait de lui-même laissant apparaître un cercle entouré de glyphes tout autour de lui.
La terre se fissura, le ciel devient rouge. Il commence à léviter légèrement et tout en levant légèrement sa main, il incanta d’une voix grave, résonnante et lente :
"AR-MA-..."


Il ne put cependant pas achever son mot car un sanglier le percuta violemment. Ses défenses étaient tombées !
Et mon hurlement avez eu l’effet escompté toute la forêt était pris de panique et une marée animale déferlaient dans la clairière. Je réussis à me mettre sur le tronc d'un arbre à l’abri du torrent pendant que Prof se faisait piétiner. Le calme finit par revenir.


Nous étions tous les deux dans un piètre état pouvant à peine tenir debout.
Nous regardâmes face à face. Le prochain engagement sera le dernier.
Je me situé légèrement au-dessus de lui grâce au tronc.


Je me doutais de son prochain mouvement, même si je me faisais avoir, ce sera avec panache.
Je bondis toutes griffes dehors, et, dans un geste devenu presqu’un automatisme, il leva son épée et m’envoya une boule de feu. Je me contorsionnai et encaissa, retournant à ma forme d’origine tout en continuant mon trajet en perforant le professeur qui resta groggy, étalé sur le sol.


"Bon ... Égalité ?" Disais-je depuis ma forme première.
"Soit." Il toussa du sang. "C'était un beau combat."


Il attendit un moment avant de se relever, reprit sa respiration, rangea son épée dans son fourreau, et m’extirpa de son torse, me posant sur son épaule alors qu’il s’éloigna de la clairière. Il prononça quelques mots inaudibles et la forêt reprit son apparence avant le début de notre combat. Il se retourna une dernière fois et, de sa voix calme habituelle :

"That will be all."
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